Derniers cris

Étiquettes

Commentaires récents

Catégories

Méta

Si l’amour prenait racine …

L’imminence de la Saint-Valentin m’invite à  pondre une chronique louant l’amour et la concorde. Bien que détenteur de l’oisiveté légendaire dont sont affublés les pingouins ordinaires, je renonçai à  me contenter de déclarer ma flemme, et entamai ainsi ma rédaction : « Si l’amour prenait Racine pour exemple, je n’en planterai point dans mon jardin. » Oui, si cet homme fit bel et bien florès, il n’en reste pas moins qu’il obtint le succès en favorisant la culture tragique au détriment du comique.

La majorité de ses pièces semble détachée de tout dénouement heureux pour peu qu’elle concerne les rouages de l’amour. Ceci dit, mon cher lectorat, vous n’êtes point en présence d’un quelconque réquisitoire à  l’encontre d’un auteur dramatique maintes fois adulé en son temps et même encore aujourd’hui, vous êtes bien là  pour retrouver les nouvelles absurdités de votre Alcidé préféré.

De par mon sens de l’observation aiguisé et mon voyeurisme avoué au sein même de ces colonnes hexagonales, je remarque que l’amour a toujours de beaux jours devant lui tant les humains comme les pingouins ont d’entrain à  le célébrer. En effet, nul ne saurait faire rimer cette édition 2010 avec les mots d’immondice et de préjudice puisque toute la richesse, qui caractérise les gourmandises et les friandises en chocolat offerts en ce jour, aura été déployée afin de procurer du bonheur à  celles et ceux qui la recevront.

À l’instar des enveloppes du nouvel an chinois, dont la concomitance caractérise cette année les célébrations de la saint Valentin, ces délicieux présents échangés augurent la poursuite heureuse de la palpitante aventure, que vivent, de battements de cils en battements de cœur, les amoureux qui auront connu les joies de faire distinguer leurs loyaux sentiments auprès de l’être aimé.

Si vous, mon cher lectorat, ne l’avez point encore rencontré, et que votre cœur comme vos yeux le guettent à  en perdre haleine, je me joins à  votre infortune et vous souhaite un jour de le voir graviter en votre orbite et s’y maintenir aussi longtemps que vous jugerez bon que l’on vous tourne autour. Et si vraiment, l’amour n’est pas le sujet de toutes vos préoccupations, je vous souhaite quand même une bonne année du tigre !

L'organe de censure officiel du Pingouinistan vous annonce que les commentaires ne sont pas permis aujourd'hui.