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La rupture ?

Je ne sais pas pourquoi cela intéresse tant de gens, mais dès qu’il est question de rupture cela fait couler de l’encre. D’habitude lorsque je dis du mal des gens, je ne m’attaque pas à  leur famille pas plus qu’aux enfants ni aux personnes de petites tailles : non seulement c’est bas, mais en plus cela fait mal au dos. Alors ce n’est pas pour jaboter, mais je crois que je me dois de vous proposer moins pire qu’un remake de François & Ségolène version UMP.

A force d’entendre parler de rupture sentimentale, j’ai envie de vous parler d’autre chose. Que diriez-vous d’une petite marche pacifique pour digérer tout ce que vous avez dû dévorer après cette autre rupture, qui marque la fin du ramadan ? Ho pardon, c’est vrai que tout le monde ne fête pas l’aïd, mais comme disait un ami hippie très ouvert sur la question : « Faites l’aïd, pas la guerre. »

Pour en revenir à  notre petite histoire, celle-ci ne se déroule pas en Birmanie ou dans un pays de confession musulmane. C’est bel et bien en Europe, enfin presque ; car ces gens-là  aimeraient bien, comme les Turcs, en faire partie. Notre histoire se passe donc en Belarus, ce grand pays libre, où des personnes apparemment mal-intentionnées désiraient afficher ouvertement leur volonté de rejoindre le club des 27 États européens.

Évidemment, tous ces agissements subversifs ont eu lieu sans l’autorisation nécessaire pour manifester. D’ailleurs, le gouvernement qui était très au fait des choses, avait pris ses précautions en incarcérant au préalable les dangereux agitateurs qui auraient pu transformer – vous n’en doutez pas – les manifestants non-armés en redoutables émeutiers. Bien entendu, la vile Union européenne et ses membres ont condamné les arrestations, ce qui n’a pas dû manquer de plaire au bellâtre russe Alexandre Loukachenko.

Ce fier homme politique 1 dirige un pays dangereux, notamment en raison de la présence de Bretons, qui – c’est original – habitent eux aussi à  l’extrême occident du territoire. Je ne saurais trop recommander au président Loukachenko de garder un œil sur ces séparatistes en herbe avant qu’ils ne brandissent fièrement leur gwen-ha-du et ne répandent l’hydromel en lieu et place de la boisson nationale.

Minsk de rien, ce pays qui pourfend la liberté de la presse comme Than Shwé poursuit les bonzes, a quand même du mal à  faire face aux autres dangers démocratiques comme ces émissions de radios locales dans son sud-est. Il faut dire que depuis l’accident de Tchernobyl en Ukraine voisine, la région de Gomel est devenue très radioactive 2 . Cela dure depuis déjà  vingt ans et les dirigeants de la capitale semblent peu enclins – et l’on comprend pourquoi – à  vouloir accepter toute diffusion de ce genre dans le reste du pays. Pour le coup, j’avoue moi-même que je serai favorable à  une rupture avec ce type d’environnement.

Comme quoi, c’est imparable avec la rupture : l’on y revient toujours, même si c’est par là  que tout commence pour vous, chers bipèdes, avec la rupture du cordon ombilical. A l’inverse, chez nous autres les alcidés, il suffit de prendre des cours d’orthographe et de briser ensuite la coquille.

  1. Monsieur Loukachenko, qui a été réélu au premier tour le 19 mars 2006 pour cinq ans avec 82,6% des voix grâce à  une campagne réussie mais néanmoins jugée contestable en raison des méthodes employées dignes d’une république bananière. []
  2. Ce qui ne l’empêche pas d’abriter la seconde ville la plus peuplée du pays, malgré le fait qu’elle ait été touchée de plein fouet par la catastrophe nucléaire. []

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